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Portrait #03 - BomBomActeur : Chris

De zéro légume à 50% de son assiette végétale, ses meilleures astuces trouvées en route !

· Portraits

Nous avons eu la chance de rencontrer Chris, qui nous a parlé de sa transition vers une alimentation saine et durable. Voici son portrait très inspirant !

Vous pouvez également l'écouter en audio podcast ici :

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m'appelle Chris, j'ai 33 ans, je vis à Paris. Je porte en ce moment un projet entrepreneurial autour de l’éco-responsabilité.

Raconte nous un peu comment tu mangeais avant ?

Mon assiette type c'était à peu près : un tiers de céréales (féculents type riz, pâtes…), un tiers de viande ou poisson et un tiers de produits laitiers avec des yaourts, du fromage, de la crème fraîche, etc. C’était très simple et il y avait très peu de légumes, et un petit peu de fruits. Surtout, je n'aimais pas du tout les légumes.

Et tu te sentais comment physiquement ?

En fait ça n’allait pas trop mal mais j'ai quand même développé des allergies et de l'asthme et je me demande si ce n'est pas lié. Pendant longtemps j'ai eu des problèmes de digestion et je me suis rendu compte a posteriori que c'était lié aux produits laitiers.
Et surtout, quand je compare à l'énergie que j'ai aujourd'hui, il y a une vraie différence.

D’où ça venait ce régime alimentaire zéro légume

Assez tôt en tant qu’enfant je n'aimais pas les légumes. Je pense que mes parents n’ont pas eu les outils pour pouvoir dépasser ce problème et donc je ne me suis jamais habitué à manger des légumes dès très jeune.

Du coup, comment manges-tu maintenant ?

Aujourd'hui si je prends mon assiette type :

  • il y a une bonne moitié de légumes, environ 80% de légumes et 20% de fruits
  • beaucoup de graisses de qualité avec de l’avocat, des noix, de l'huile de colza ou d'olive
  • un peu de produits animaux comme des oeufs et des petits poissons gras types sardines, anchois, maquereaux. Parfois, je mange un peu de viande aussi mais j’ai vraiment voulu arrêter pour des raisons éthiques et environnementales.
  • et des légumineuses et céréales, j’ai arrêté le gluten toutefois
  • ainsi que beaucoup d’épices et d’herbes pour l’assaisonnement.

Quel a été ton déclic ? Pourquoi tu as changé ?

J’avais la conviction depuis longtemps que ça ne pouvait pas être sain de ne pas manger de légumes. Je pense qu'on est tous assez conscients que les légumes c'est clé. Donc il y avait une sorte de contradiction entre ce que je comprenais et ce que je mangeais tous les jours. A partir de mes 20 ans, j'ai fait des petits efforts pour commencer à manger des légumes que je ne mangeais pas avant. J'ai commencé à manger des tomates, des poivrons, des concombres, des légumes faciles d’abord. Je ne mangeais pas de brocoli ou de chou par exemple.
Le déclic ça a été d'avoir des gens autour de moi qui étaient végétariens et de casser un peu une croyance autour de la protéine animale et de cette obligation de manger de la viande. J’ai vu des végétariens qui étaient plus en forme que moi et ça m’a permis de casser ce mythe !
J’ai été inspiré également par des conversations avec un collègue et ami qui est végétarien.
L'impact écologique de notre alimentation a été une autre raison clé : impact de la consommation de viande ou de produits laitiers sur l'eau, les émissions de gaz à effet de serre, la fertilité du sol, la déforestation par exemple… C’est un énorme enjeu !
Au final il y a trois éléments : l’écologie, l’aspect santé et aussi le bien être animal.

Comment as-tu opéré ce changement ?

Ca a été clairement un long processus. Ca a mis 2 ans environ, depuis le déclic de cette conversation avec mon collègue. Ca a été très lent au début parce que je n'avais pas les outils. Donc au début j’ai commencé par ce que je pouvais éviter comme les produits laitiers. C’était plus facile. Par contre, tout ce je voulais intégrer et que je n’aimais pas, ça a été très dur et lent

Qu’est-ce qui a été le plus dur ?

Ca a été d'intégrer les légumes que je n’aimais pas ! Sachant qu’en plus les légumes que j'aimais le moins étaient en fait les plus sains pour moi, en particulier tous les légumes à feuilles vertes comme les brocolis, les choux, les blettes. C'est là où l’on trouve beaucoup de calcium et de protéines par exemple que je n'allais plus avoir en arrêtant la viande.
Il y a eu différentes étapes aussi.

Qu’est-ce qui t’as aidé ?

D’abord ce collègue qui m’a rassuré par rapport aux protéines et aux acides aminés qu'on retrouve dans les plantes et en quantité suffisante notamment. Et ensuite il y a eu plusieurs hacks (astuces) qui m'ont vraiment permis de passer à l'étape d'après. Et puis j'ai finalisé ce processus de changement en allant voir un naturopathe il y a 9 mois et ça m’a permis de vraiment ancrer ces nouvelles habitudes.

Quelles ont été tes astuces pour changer ton alimentation ?

La première astuce, c'étaient les jus de légumes. La logique c'est de se dire que plus on mange quelque chose et plus on y prend goût car notre microbiote, c’est à dire les bactéries que l’on a dans l’intestin, a un certain contrôle sur notre palais. En effet ce qu’on mange définit la composition de notre microbiote et vient renforcer nos habitudes alimentaires. Donc l'idée des jus c'était de changer mon microbiote en buvant tous les matins un jus de légumes dans lequel j'ajoutais des fruits. Et je me suis éclaté à faire ça parce que c’était une récompense pour moi de me dire que j’arrivais enfin à manger des aliments que je n’aimais pas du tout avant comme des betteraves et du chou.
En plus, on bénéficie des vertus des jus, notamment en terme de vitamines.

Ensuite, l'assaisonnement a été clé pour moi. J’ai commencé à manger des salades et à me faire des super vinaigrettes avec des graines, des algues séchées, des câpres...Tout ce qui permettait de donner du goût... Et au début aussi un peu de masquer le goût des légumes que je n’aimais pas trop ! Les assaisonnements en plus contribuent vraiment à l’alimentation saine avec les bonnes graines et les bonnes huiles.

Je me suis aussi un peu intéressé à la médecine chinoise et à l’ayurvéda et ça m'a permis de comprendre mieux les aliments qui me faisaient du bien. J'ai réalisé que les aliments froids sont très bien pour moi et ai donc commencé à consommer des salades composées par exemple.
Au début je commandais mes salades composées sur internet : ça m’a permis d’enlever d’autres barrières. Je le voyais comme un investissement. Je n’avais pas besoin de cuisiner. Ca m'a permis de me familiariser avec des aliments dont je n’avais pas l’habitude et d’avoir des idées sur comment créer une bonne salade avec une base de glucides par exemple pour avoir de l'énergie, comme du quinoa ou des lentilles, et des légumes et un bon assaisonnement. Et aujourd'hui ça reste mon repas du midi classique.

Quels seraient tes conseils pour commencer à changer son alimentation quand tu es très carnivore ?

Je pense qu’il faut y aller pas à pas. Pas en enlevant des choses mais en les remplaçant.
Par exemple à la place du steak, manger un dhal indien. Ainsi, il n’y a pas vraiment un manque. Ca permet de découvrir de nouvelles saveurs.
Ca a été un vrai plaisir aussi de voir des légumes partout dans mon frigo. Côté esthétique, c’est super, très coloré !

Quelle est ta routine alimentation aujourd’hui ?

Je vais dans un magasin de vrac à côté de chez moi pour les féculents, les glucides. C’est zéro déchet, c’est parfait ! J’utilise mes sachets réutilisables pour faire mes courses et je mets mes produits dans des bocaux à la maison. J'ai la chance d’avoir un primeur bio à côté de chez moi pour les fruits et légumes.
Et j'ai le sentiment que c'est pas beaucoup plus cher parce que j’ai réduit la viande et le poisson et réinvesti sur des légumes un peu plus chers. Finalement, je préfère dépenser un peu plus sur le bien manger et me sentir bien et consommer moins par ailleurs. On peut vraiment faire des économies en arrêtant les plats préparés.
Et surtout, aujourd’hui, je cuisine beaucoup plus, ce qui est devenu un vrai plaisir.

Quelles ont été les difficultés ?

En fait j'ai perdu beaucoup de temps au début parce que je n’avais pas les outils. J’ai dû rechercher les outils par moi-même, lire des livres spécialisés sur l’alimentation végétarienne et les apports de nutriments. En chemin j’ai trouvé des astuces comme avec les salades ou apprendre comment utiliser certains légumes. Si j’avais eu les solutions dès le départ, ça aurait changé la donne !
Ca aurait été plus rapide et moins cher. Et se sentir accompagné, c’est agréable aussi. Sur ces deux ans, il y a eu des erreurs et des échecs que j’aurais pu éviter si j’avais été accompagné.

Quelles ont été les réactions de ton environnement ?

J’ai été encouragé par ma femme même si parfois j’allais un peu loin avec mes graines germées, mes pudding de chia… J’ai eu une phase prosélyte aussi, ce qui ne sert à rien évidemment, il faut juste faire ce qui est bien pour soi.
Ensuite il y a eu certains amis qui ne comprenaient pas forcément mais ça n’a pas été gênant, notamment car j’ai naturellement mis en place une règle du 80-20. 80% du temps où j'adhère à mes principes, notamment pas de viande, de produits laitiers, de gluten ... et 20% où je me laisse complètement aller. Et cette règle a fait une grosse différence à vrai dire ! D’abord pour moi, ça rend mon régime alimentaire flexible et pas rigide, et socialement ça évite les frictions et au final c’est plus attrayant. J’adore le fromage, je continue à manger de la viande de temps en temps et à accepter quand mes amis en ont préparé, ça me fait plaisir au final. Donc je ne suis pas 100% végétarien et ça me va très bien pour le moment.

Est-ce qu’il y a d’autres choses qui t’ont aidées ?

La méditation et le yoga ont été très utiles parce que ça m’a permis de mieux ressentir mon corps. Avant je n’étais pas très sensible aux réactions de mon corps à ce que je mangeais. Maintenant, je suis plus à l’écoute des signaux. J'ai commencé le yoga il y a deux ans et ça a aussi été un des déclencheurs.

Où en es-tu du processus de changement ?

J’aimerais encore continuer à faire évoluer les recettes que je prépare. Je m'intéresse beaucoup à la cuisine indienne par exemple qui est très avancée sur le plan végétarien avec de nombreuses épices.

J'ai encore plein d'apprentissages aussi autour des aliments et je veux comprendre comment manger la bonne chose pour moi et au bon moment. Par exemple, je fais assez régulièrement un jeûne intermittent où je ne mange pas le matin. Ca me fait vraiment du bien de laisser mon système digestif et mon foie au repos pendant 16 heures, surtout après une soirée d’excès. Cette sensibilité et cet apprentissage continuent tout au long de la vie.

Comment ça c’est passé pour toi ce processus ?

Il y a eu des hauts et des bas. A un moment j'étais végan mais c'était trop tôt pour moi. J’ai donc arrêté. C’était au final un bout du chemin, et on verra si j’y retourne. J’ai fait différentes expérimentations que je n’ai pas toutes poursuivies, comme les graines germées par exemple. Mais je n’ai jamais voulu tout arrêter.

Quel est ton aliment préféré ?

Je suis très fan du brocoli en ce moment. Il y a 2 ans je n’aurais jamais pu en manger. C’est une fierté d'avoir dépassé ce blocage ! Le brocoli se prépare de nombreuses façons différentes : cru, cuit, à l’asiatique, juste vapeur avec un peu d'huile...

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