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Portrait #01 - BomBomActeur : Stéphanie

Sa transition vers une alimentation zéro gluten, zéro lactose et zéro sucre

· Portraits

Nous avons eu la chance de rencontrer Stéphanie, qui nous a parlé de sa transition vers une alimentation saine et durable. Voici son portrait très inspirant !

Vous pouvez également l'écouter en audio podcast ici :

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 28 ans, j’habite à Paris. J’ai changé récemment de carrière professionnelle : je travaillais dans une banque et vendais des produits dérivés pour les particuliers. J’ai décidé d’aller vers quelque chose qui a plus de sens. C'est pour cela que j’ai rejoint Circul’R.

Tu as beaucoup changé ton alimentation ces derniers mois, comment mangeais-tu avant ?

Avant tout il faut savoir que je suis une énorme gourmande ! J’adore les sucreries, les gâteaux et j’aime toujours ça. Je n’ai jamais eu de problèmes de poids. D’ailleurs c’était bizarre parce que je mangeais quand même assez gras, vraiment ce qui me faisait plaisir. Je mangeais beaucoup de laitages, fromages, de la charcuterie, de la viande, des pâtes et peu de légumes.

J’ai grandi en Grèce. Ma mère faisait toujours le marché le jeudi et on avait nos petites routines : un jour par semaine le soir on mangeait des légumineuses, le jeudi soir c’était poisson avec légumes, de la viande seulement le week-end et surtout beaucoup de légumes. Mais quand j'ai commencé ma prépa, seule à Paris, la nourriture c’était un peu mon seul plaisir. J’ai donc jamais vraiment fait attention à mon alimentation.

Quel a été ton déclic ?

Je n’avais en fait jamais fait le lien entre mon alimentation et une fatigue chronique qui s’est accentuée avec les années. Et surtout, psychologiquement, des phases dépressives qui revenaient de plus en plus souvent, avec des crises d’angoisse, des moments de grande énergie et des gros bas. Je pensais sincèrement que c’était uniquement mental, jusqu’au jour où j’ai commencé à avoir des problèmes digestifs. Peu importe ce que je mangeais, mon ventre était tout le temps gonflé.
 

En 2016, je suis allée faire une prise de sang et là, le choc du diagnostic. Diabète de type 1, celui qu’ils appellent lent. C’est une maladie auto-immune, lente et progressive. Elle a a pu commencer pendant la petite enfance. Il m’a fallu du temps pour absorber la nouvelle mais au moins j’ai compris d’où venait mon problème. Je me suis dit que j’allais pouvoir enfin réguler mes humeurs et ne pas avoir à subir ces problèmes émotionnels.

Je suis allée voir un diabétologue qui m’a prescrit un médicament assez fort. Et je lui ai demandé “Est-ce que je dois adapter mon alimentation et arrêter le sucre ?”. Et là, la réponse a été surprenante : “Ah non non non, c’est à nous d’adapter le traitement médical”. Bon l’avantage c’est que ça permet de ne pas se focaliser sur la maladie. Mais au fond ça ne résonnait pas pour moi. J'ai donc décidé d’aller voir une naturopathe.

Qu’est ce que tu as mis en place concrètement ?

La naturopathe a eu un discours totalement différent : l’enjeu était de soulager mon système digestif de tous les éléments qui l’agressent. Il y a le stress bien sûr mais aussi le gluten, le lactose et le sucre. Elle m’a recommandé de réduire la quantité de protéines animales, et de mettre en place le régime Seignalet, avec des cuissons vapeur et 120g de protéines animales par jour maximum, donc bien moins que ce que j’avais l’habitude de consommer.

On a revu toute mon alimentation. J’ai appris à refaire des repas équilibrés : 50% de légumes, ¼ protéines, ¼ de glucides mais pas riz blanc, maïs, gluten et privilégier des céréales complètes. J’ai arrêté le gluten et le lactose même si j’ai craqué pas mal de fois.

Comment se sont passés les premiers mois ?

J’ai vraiment eu du mal : entre les premières recommandations de la naturopathe et aujourd’hui, ça a pris du temps. Il y a eu 9 mois environ. J’ai mis du temps à prendre de nouvelles habitudes, à ne pas craquer. Le lactose ça n’a pas été trop difficile, le gluten un peu plus parce que les alternatives sont plus difficiles d’accès.
 

Cet été, comme j'étais en déplacement, j'ai eu du mal à tenir. On mangeait ce qu’on trouvait donc plutôt dans des boulangeries. Du coup, j’ai ressenti l’effet sur mon corps : j’étais KO, je dormais mal, et j'étais à fleur de peau.

Quand je suis rentrée me reposer en Grèce ensuite, j’ai pu reprendre sérieusement et vraiment appliquer le zéro gluten, zéro lactose et zéro sucre.

Quel a été l’impact pour toi ?

Ça va faire 1 mois et demi que je tiens le régime et je n'ai jamais vu ça : c’est une transformation. J'ai ressenti un grand confort digestif et une amélioration de l'aspect de ma peau. Mon humeur est plus stable aussi et globalement mon niveau d’énergie est beaucoup plus élevé. Plus je vois que ça me fait du bien et plus j’ai envie de m’y tenir.

Plus je vois que ça me fait du bien et plus j’ai envie de m’y tenir.

Quelles solutions as-tu mises en place ?

Ma naturopathe m’a conseillé la cuisson vapeur. J’ai récupéré un cuiseur vapeur à 2 étages de ma grand-mère ! La clé ensuite, c’est de bien assaisonner.

Je fais pas mal de cuisine. Je fais toutes mes courses maintenant au magasin bio. Je n’ai pas été malade depuis : plus de gastro, plus de rhume. Je ne peux pas m’empêcher de faire le lien avec mon changement d'alimentation. J’ai retrouvé le vrai goût des fruits et légumes. Je les mange pas seulement parce que c’est bon pour la santé mais surtout parce que c’est bon en goût.
 

Par contre j’ai décidé d’augmenter la part de l’alimentation dans mon revenu. C’est clairement un choix. Je ne fais pas de concession là dessus. C’est une illusion de croire que l’on peut bien manger avec un budget tout petit. Ce qui coûte cher ce n’est pas les fruits et légumes, c’est plutôt viande et poissons et farines complexes, les huiles (de noix ou de lin par exemple).
 

J’essaie de manger local et de saison aussi. C’est pas facile non plus : j’évite les avocats du Pérou par exemple !

Qu'est ce qui a été le plus difficile pour toi ?

L’aspect social est difficile. Par exemple, je dîne à 18h pour avoir le temps de bien digérer avant de me coucher. Donc quand je sors le soir, je prends plutôt un jus de fruits pressé naturel et sans paille. Et maintenant mes amis me suivent aussi. Et puis en soirée, je bois aussi de l’alcool.

Je me sens seule parfois. Mais vraiment ce qui me permet de garder le cap c’est de retrouver le plaisir de manger : par exemple je me fais des petits gâteaux une fois par semaine et je craque sur ça plutôt que sur des pâtisseries comme avant.
 

Le sucre, ça a été particulièrement difficile. J’ai remplacé le sucre blanc par du sucre de coco par exemple, beaucoup moins glycémique. Le chocolat, j'ai beaucoup de mal m’en passer. Je craque de temps en temps sur un petit carré.

Quelles sont tes astuces ?

Beaucoup de cuisine ! Je prépare à l’avance des grosses quantités. Je prends le temps le week-end pour ça. J’aime bien faire des galettes par exemple. Un peu de farine, de l’eau et hop avec une tomate coupée, ça fait un bon repas.

Des conseils pour tous ces gens qui veulent changer leur alimentation ?

  • Accepter l’imperfection :::> Se dire que l’on peut craquer de temps en temps, que l’on a droit de ne pas être parfaits.
  • Se faire accompagner :::> Je suis allée voir une naturopathe
  • Se sentir soutenu et compris :::> Ma mère m’a aidée au début, elle m’envoyait des recettes.

Et pour finir, ton aliment préféré ?

La figue ! C'est l'un des fruits les plus sucrés mais avec les fruits d'été, c'est mon préféré.

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